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Alors que vous avez très certainement démarré vos courses de Noël ou déjà bien budgeté vos cadeaux, ou tout simplement terminé avec plaisir votre liste au père Noël, je vous propose de prendre une petite pause et de lire ce test de Rayman Origins sur Xbox 360 et PS3. En effet il est très probable que les lignes qui suivent vous donnent envie d’inclure Rayman’s Origins parmis vos achats !
Apologie de la plateforme 2D
Pour vous donner le ton d’entrée et poser correctement le décor (je vois les fans de FPS qui tirent déjà la gueule), sachez que Rayman Origins vous plonge dans un univers 2D à découvrir dans des séquences de plateformes alternées par des passages de shoot them up (oui, oui) à dos de moustiques (1 niveau sur 7 environ). Moustiques ? Pas de SR-71 ? Et non, Rayman c’est avant un tout un monde multicolore avec un esprit cartoon exacerbé qui prône la non-violence sans tomber dans le rose bonbon, mais en insufflant au contraire une surdose de délires en tout genre qui plairont aux petits et grands.
Avec un level design en 2 dimensions parfaitement dessiné, vous allez trimballer votre petit perso sans jambes ni bras de plateforme en plateforme, de liane en liane, avec un talent nécessaire pour atteindre la fin du niveau pour les moins téméraires, et atteindre toutes les pièces de la mort pour les plus audacieux. En reprenant des mécaniques à la Mario ou Sonic, Rayman propose de ramasser des pièces, des neutros exactement, et des pièces de la mort –placées à des endroits bien isolés ou plutôt chaudes à récupérer sans crever – pour compléter 100% du jeu et aussi débloquer plus vite des niveaux avec un nouveau challenge de hard core gamers : la course de coffre.
Cette course vous permettra de prouver vos talents d’expert ès plateforme en rattrapant un coffre à patte à travers un dédalle d’embûches et de pièges qui vous feront perdre de précieuses secondes, voir dixième de seconde, et rattraper par le scrolling horizontal sans merci qui pourra vous faire piquer des crises de nerfs ! Reflexe, précisions, recherche, adresse… tous les talents du joueurs de plateforme seront mis à rude épreuve dans Rayman’s origins, mais ses efforts seront hautement récompensé. Car vous allez en voir défiler des niveaux : 5 mondes avec une thématique propre (jungle, océan, désert, montagne, glace/fournaise) s’offrent d’abord à vous avec environ 5 niveaux à la difficulté croissante, et toujours une phase de shoot emp up parmi eux.
Vous serez ensuite stoppés aux 6ème monde qui ne débloquera que si vous parvenez à compléter une trentaine de nouveaux niveaux qui se débloqueront dans chacun des mondes précédents, en mêlant toutes les thématiques quelque soit le monde en question, bonne surprise ! Et là, il va falloir s’accrocher pour traverser des pièges et des séquences retors !
Une réalisation onirique qui flirte avec la perfection
Rangez vos sourire moqueurs, ô fans de jeux 3D, ici on ne se limite pas à la 2D, on la sublime ! Ubisoft place la barre tellement haute qu’on finit automatiquement par se demander après avoir parcouru le jeu si ça pourrait être mieux ! Franchement, graphiquement, ce n’est que de la 2D certes , mais pour une fois il faut bien reconnaître qu’il n’y a rien à redire, c’est tout simplement parfait !
De mémoire de gamer je n’avais jamais vu un jeu 2D si beau. De plus, les développeurs ont su mettre leur talent graphique aux services d’une thématique variée, riche, un peu originale (voir paragraphe précédent)mais tellement fouillée, fourmillant de détails sur plusieurs plan…superbe, bluffant, ça fait rêvé.
N’oubliez pas ce que j’ai écrit plus haut : l’univers cartoon se mêle à la partie et apporte en plus un style fun aux personnages et ennemis pour varier les émotions : les tronches des héros (ptizêtre et globox en particulier), les nibarres exagérées des fées, les grimaces du moustique, ou tout simplement votre main en train de filer une baffe à votre co-équipier…tout est aussi pensé pour arracher quelques sourires, et ça marche. Côté son, les bruitages servent l’esprit cartoon, et les musiques incroyables arrivent à mêler mélodies planantes et harmonieuses avec le délire du jeu…il faut l’entendre pour comprendre, certes, mais c’est une vrai réussite : classique, jazz, chœurs…vos tympans vont appréciés, que vous soyez amateurs de ces différents styles ou non.
Coop ?? Multijoueur ? Ah bon ?
Bien qu’en lançant le jeu rien ne vous l’indique, il est possible de jouer en même temps à 2, 3 et 4 si l’envie vous tente.
Alors bien ou …bien ? A plusieurs, les trainards seront rattrapés par le scrolling du plus rapide, mais le tout a été très bien pensé avec une caméra qui s’éloignera lorsque les leaders prendront de l’avance. Lorsque l’un de vos coéquipiers meurt, il se transforme en bulle qu’il peut toujours diriger et l’amener vers vous, toujours en vie, qui pourrez le ramenez à la vie en sautant dessus ou en le frappant.
Sympa ! Vous l’avez compris, un esprit de coop soufflera vite dans les parties à plusieurs et vous donneront envie de vous entraider pour avancer plus vite et en découvrir toujours plus. Mais ce n’est pas tout : pour ceux qui ne souhaite pas insuffler d’esprit d’équipe mais plutôt un soupçon fort dosé de compet’, il est possible de filer des baffes et des coups de lattes à vos coéquipiers qui les gêneront dans leur progression et les empêcheront de récolter autant voire plus de points que vous, rien que pour la frime. Une bonne tape dans le dos fera tomber les malheureux qui auront osé vous doubler dans les précipices qu’ils pensaient être prêts à passer, c’est fun ! Votre coop veut se barrer de la partie ? No problème, tout s’enchaine comme si de rien n’était.
Le défi du jeu : lui trouver des défauts ! Mais personne n’est parfait…
Alors que je parlais de coop, il se trouve que je mettais le doigt sur une petite faille du jeu : peut-être l’une des rares d’ailleurs. Car si la coop est fun, sympa etc, elle permet surtout d’enchainer les niveaux à fond les ballons : car vous aurez compris que vous n’aurez plus à repoper en début de niveau tant que l’un des joueurs restent en vie pour ressusciter les autres.
Et si en mode plateforme pure il peut y avoir des passages où être à deux apportent que peu d’avantages, dans les phases de shoot them up ça glisse comme dans du beurre, quelque soit la difficulté du niveau (sachant que seul il faut vraiment se concentrer pour passer sans encombre du premier coup) car en arrosant tout l’écran, vous arroserez à coup sûr votre p’tit pote éclaireur qui aura clamser en voulant vous ouvrir la voie.
Et bien que le jeu vous propose une bonne soixantaine de niveaux à la difficulté plutôt corsée (sans être extrême rassurez-vous jeunes profanes ou novices de la plateforme), on arrive vite dans le cinquième monde après 5-6 heures de jeu à 2 ! Alors oui, entre les quêtes secondaires (collecte complète des électrons, coffres, etc) on devrait arriver à 15h environ, ce qui serait facilement doublé en jouant seul.
Attention, j’ai insisté sur ce défaut qui reste très mineur (hein les trolls sauvages, du calme) ; il suffit de se remettre à jouer seul pour être rassuré sur la durée de vie du jeu ; mais je conseille malgré tout le jeu en multi qui offre des instants rares : jouer avec fun à plusieurs sur de la plateforme, bravo Ubisoft !
Ce qu’il faudrait pour tout déchirer
La difficulté croissante et les habilités progressives (planer, grimper au mur, etc)ont été bien pensé pour savourer toujours davantage la découverte de nouveaux mondes et niveaux. Pour être vraiment parfait, on aurait adoré pouvoir revenir en arrière (dans les précédents stages) pour fouiller de fond en comble les décors du jeu à la recherche de trésors, éléments à débloqués ou autres éléments qui récompensent les joueurs les plus curieux et persistants dans la découverte de l’univers de Rayman Origins. Bon, j’arrête ce chipotage, mais c’était histoire d’inspirer nos amis d’Ubisoft (ouais parfois on s’prend un verre ensemble, normal entre potes du milieu…) pour un prochain Rayman qu’on attend déjà avec impatience.
Que faut il retenir ce Rayman Origins
• C’est vraiment très beau et varié
• Le son est unique et plaira à tous
• Techniquement, on cherche encore les défauts !
• On rigole, on se concentre, on est fier de passer des niveaux balèzes
• On appelle un ou plusieurs potes pour savourer encore plus une partie avec Rayman, Globox et les ptizêtres. Mais attention, les niveaux défileront très vite !
• On portera particulièrement attention aux mondes abyssaux, absolument envoutant et stressant !Test de Rayman Origins sur XBOX 360 et PS3 : saute (de joie) avec Rayman !,






